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Actualités Culturelles

Rendre compte /Rendre conte

Par admin arenes, publié le jeudi 4 octobre 2018 11:42 - Mis à jour le jeudi 4 octobre 2018 16:31
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Relations entre documentaire et fiction

Matinée d’étude autour des relations entre documentaire et fiction

A chaque début de semestre, le lycée des Arènes propose aux étudiants de ses cycles supérieurs en design graphique (DNMADE, BTS et DSAA design graphique), une matinée d’étude portant sur un thème particulier assigné au semestre, abordé sous différents angles par 3 professionnels invités.

La thématique choisie pour ce premier semestre s’intitule « Rendre compte / rendre conte » et s’articule autour des relations que peuvent entretenir le documentaire et la fiction, notamment sous l’angle des processus de conception et de réalisation de l’un et de l’autre.

Cette matinée a pour ambition de permettre aux étudiants d’appréhender les questionnements spécifiques à l’élaboration d’un documentaire et/ou d’une fiction et à initier une série de situations de travail qui leur seront proposées tout au long du premier semestre de la formation.

 

C’est à cette occasion que nous avons eu l’honneur de recevoir 3 invités tout aussi différents que passionnants :

   - Cécilia Colombo, écrivaine-autrice 

      https://www.facebook.com/search/top/?q=Cecilia%20Colombo

   - Julie Béziau, monteuse

    https://www.unifrance.org/annuaires/personne/368101/julie-beziau

   - Simon Lamouret, auteur de BD et illustrateur

   http://www.warum.fr/auteur.php?auteur=71

   https://www.facebook.com/pages/category/Book/Bangalore-Simon-Lamouret-1756569934657482/

 

Cécilia Colombo nous a parlé son livre "Pripyat : Vert comme l'enfer" (éditions La louve, 2007), qui décrit la ville de Pripyat, en Ukraine, située à 3km de la centrale de Tchernobyl, et qui figure depuis l’accident nucléaire de 1986 et pour longtemps encore dans la zone d’exclusion de 30 km, à cause de la forte radioactivité qui s’en émane.

Faisant le pari de décrire l’état de cette zone fantôme comme si elle y était vraiment allée, elle s’immerge 5 mois durant dans une documentation exhaustive (photos, vidéos, rapports, plans, notes, archives anciennes et récentes) qui lui fournira la matière nécessaire à cet exercice virtuose.

 

Julie Béziau a présenté son premier film documentaire, "La trace vermillon", réalisé par Delphine de Blic (2003), qui fait le portrait de Madeleine de Blic, sage-femme engagée dans la cause humanitaire en Inde, qui a partagé sa vie entre la France et l’Inde.

Loin des portraits flatteurs, le film, et particulièrement le montage de l’image et du son, met en lumière une approche très personnelle, visant à confronter la vision héroïque de cette femme courageuse, et le sentiment d’abandon vécu par ses propres enfants.  

 

Simon Lamouret nous a livré en avant-première la démarche de conception à l’oeuvre pour sa prochaine Bande Dessinée L’Alcazar  (travail en cours, sortie en octobre 2019 chez Sarbacane). Ayant vécu 3 ans à Bangalore (Inde), il a pu suivre en face de chez lui la construction d’un immeuble, des fondations à la peinture. Interloqué par les conditions de vie spécifiques des ouvriers du bâtiment en Inde - qui habitent dans la construction, avec un niveau de confort évoluant au fil du chantier, avant de repartir de zéro à un autre endroit quand le chantier prend fin - il décide d’en faire un livre. A mi-chemin entre le documentaire qui fait état de la vie de cette corporation, tout en rendant compte de la progression d’un chantier, et la fiction, focalisée sur les dynamiques humaines, les relations entre ces ouvriers et leurs familles, ce nouveau livre se situerait plutôt dans le champ de la « fiction documentée » (sic).

 

 

Outre ces 3 invités d’honneur, nous avons eu le plaisir d’accueillir Fabienne Marliengeas, notre collègue de la section Audio-Visuelle, pour un discours d’ouverture sur la thématique, à travers le champ spécifique des productions audio-visuelles. C’est à elle que nous devons les 2 citations qui ouvrent et closent la séance, ainsi que le succulent court-métrage "Les dites cariatides" d’Agnès Varda. Merci à elle !

La matinée a ouvert un champ de questionnements, a fait émergé des antagonismes, des rapprochements, des définitions et des postures, qui nous l’espérons constitueront une matière fertile pour les projets de tous nos étudiants.

Merci et bravo à tous les participants !

L’équipe de Design graphique des Arènes 

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